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Au début

lundi 11 février 2013

Les jardins ouvriers (ou jardins associatifs), apparus à la fin du XIXe siècle, sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par les municipalités. Ces parcelles, affectées le plus souvent à la culture potagère, furent initialement destinées à améliorer les conditions de vie des ouvriers en leur procurant un équilibre social et une autosubsistance alimentaire.

Les jardins ouvriers prendront dans le langage officiel (pas dans le langage courant) l’appellation de jardins familiaux après la Seconde Guerre mondiale.

À la fin du XIXe siècle, l’abbé Lemire, homme politique influent et prêtre du diocèse de Cambrai, député-maire chrétien de la ville d’Hazebrouck en Flandre française (Nord), imagine les jardins ouvriers, dans le but d’améliorer la situation des familles ouvrières.

« Les jardins ouvriers professent une vocation sociale et défendent un certain ordre social : s’ils permettent aux ouvriers d’échapper à leur taudis en profitant d’un air plus respirable, ils les éloignent aussi des cabarets et encouragent les activités familiales au sein de ces espaces verts. »

En 1904, il n’existe que 48 jardins ouvriers en région parisienne pour 3,5 millions d’habitants. Leur multiplication est favorisée par le biais de la Société des jardins ouvriers de Paris et banlieue. En 1913, la région parisienne en possède 1 515, dont la moitié est implantée en banlieue.

La loi du 26 juillet 1952 retient l’expression de « jardins familiaux ». Le cadre légal est défini par le code rural : les jardins familiaux doivent être gérés par des associations loi de 1901.

Selon l’article L.561-1 du code rural :

« Les associations de jardins ouvriers, qui ont pour but de rechercher, aménager et répartir des terrains pour mettre à la disposition du chef de famille, comme tel, en dehors de tout autre considération, les parcelles de terre que leurs exploitants cultivent personnellement, en vue de subvenir aux besoins de leur foyer, à l’exclusion de tout usage commercial, doivent se constituer sous la forme d’associations déclarées ou reconnues d’utilité publique conformément à la loi du 1er juillet 1901. »

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